Importante statuette de serviteur funéraire momiforme, portant la barbe postiche, coiffée de la perruque tripartite lisse, les bras croisés sur la poitrine tenant les instruments aratoires, et au dos sur l'épaule gauche le sac de semences. Adossée à un pilier anépigraphe, elle est gravée sur le reste du corps de sept lignes d'hiéroglyphes reprenant le chapitre VI du Livre des Morts en donnant l’identité du défunt, le directeur de l'antichambre Horirâa.
Fracture aux jambes.
Haut.: 17 cm
Bibliographie en rapport:
Olivier PERDU (dir.), Le crépuscule des pharaons. Chefs-d'œuvre des dernières dynasties égyptiennes, Paris, Musée Jacquemart-André, 23 mars-23 juillet 2012, Bruxelles, Fonds Mercator, 2012, p. 148, n°65.
Ancienne collection « Poupouti », référencé dans l'inventaire de collection sous le n°237, acquis auprès de Kaleibdjian et reçu en cadeau de Max Yoyotte, juin 1950
Puis par descendance, collection Jean-Michel Yoyotte
Horirâa est un notable au surnom basilophore de Néferibrênéfer (Néferibrê est beau), qui a été en activité sous les règnes de Néchao II et Psammétique II. Sa tombe, découverte dans la nécropole de Saqqarah, fut vidée de son contenu entre 1830 et 1860, et notamment de ses ouchebtis, probablement au nombre de 400 comme c'était la coutume durant la XXVIe dynastie. Ces statuettes d'apparence massives et reconnaissables à leur faïence presque incolore se retrouvent aujourd'hui dans la plupart des grands musées internationaux de Berlin, Londres ou Paris, et ont également essaimées de grandes collections européennes à l'image de notre exemplaire.